L’open-source des objets

Dans Open_Source_Energy, il y a energy mais aussi open-source, voici pourquoi.

AUX ORIGINES

Après s’être développé depuis plusieurs années dans le domaine du logiciel (Linux, Open Office, Processing pour les plus connus ) et du web ( Wikipédia en est l’exemple le plus symbolique ) l’open source s’applique aujourd’hui aussi aux objets.

source: Le pingouin – mascotte du système d’exploitation Linux ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux )

Mais avant ça il est nécessaire de rappeler ce que signifie open source.

L’expression open source est directement liée aux origines de l’informatique. Tout logiciel est composé de lignes de code, aussi appelé code source.
Au début de l’informatique tout les code-source étaient ouverts, il était alors possible de rentrer dans les méandres de son logiciel pour éditer, modifier, améliorer celui-ci à sa guise.
L’expression même d’open-source n’existait pas puisque c’était la norme (un peu comme si on avait parler d’agriculture biologique avant l’arrivé des engrais pétro-chimiques, avant ces derniers la production étant forcément « biologique » il a fallu inventer ce terme a posteriori ).

Puis sont arrivés des acteurs comme Apple et Microsoft ( entre autre ) qui ont décidé de fermer leurs codes afin de mieux contrôler leur propriété intellectuelle mais aussi et surtout leur chiffre d’affaire. En effet si le code est fermé impossible pour une communauté de réparer elle-même des bugs où apporter des améliorations qui lui semble légitimes ( comme c’est le cas au sein de la communauté Linux par exemple, qui est considéré comme le système d’exploitation le plus sûr et stable du monde). Ce contrôle accru offre l’opportunité de vendre des anti-virus, mise-à-jour et autres.

Il à donc été nécessaire à partir de là de différencier les logiciels aux codes fermés de ceux qui continuaient à garder leurs codes ouverts, open source donc.

ET LES OBJETS ALORS ?

Ces logiques se retrouvent dans le monde tangible des objets. Là ou certains produits sont prévus pour être facilement, démonter, réparer, améliorer par leurs usagers, d’autres sont au contraire verrouillés afin d’en faire de véritable boîte noire à l’abri des regards trop curieux toujours dans un soucis de contrôle.

Exemple d’objets ouverts :

source : Enzo Mari, publia ses plans en 1974 afin d’inciter chacun à auto-produire son mobilier pour un coût modique – Autoprogettazione

source : Beolit 600, qui a la particularité de contenir sa datasheet afin de pouvoir être facilement réparée – ( http://berglondon.com/blog/2007/12/20/beautiful-beolit/ )

ET MAINTENANT ?
Encouragé par les logiques d’obsolescence programmée, l’objet fermé et peu à peu devenu la norme incitant à ne surtout pas l’ouvrir au risque de perdre la sacro-sainte garantie et de le casser tout simplement, celui-ci étant conçu pour ne pas être ouvert.
Mais grâce à la mise en réseau des connaissances permise par internet et la démocratisation d’outils de production toujours plus performants il est désormais de plus en plus facile de produire des objets ouverts et d’en partager les détails de conception. (mais aussi de s’entre aider pour réparer comme ici : http://www.ifixit.com/ )

Les imprimantes 3D en sont l’exemple le plus probant. Ce qui au départ était un objet très coûteux issu de l’industrie s’est rapidement démocratisé sous des formes de conception libre, le rendant accessible et reproductible avec peu de moyen.

REPRAP qui a la particularité d’être auto-réplicante, c’est à dire qu’une Reprap peut fabriquer 50% (pièces de liaisons) d’une autre Reprap.

source : http://reprap.org/wiki/RepRap

source : Arduino est un micro-controller open-source qui permet de s’initier à l’électronique et la programmation facilement et à moindre coût ( env. 25eur pour le modèle de base )  http://www.arduino.cc/

source : http://www.windowfarms.org/

WINDOWSFARM – Un projet de potager hydroponique domestique qui à été conçu de manière itérative par sa communauté disséminée au quatre coins de la planète.

La particularité de ses objets est la mise en libre circulation de leurs plans de fabrication gratuitement permettant à tout à chacun de faire le sien mais aussi de l’améliorer, le vendre etc.

Néanmoins on peut avoir envie de partager tout en étant reconnu pour son travail. La notoriété d’un auteur est d’autant plus importante dans ce type de logique qui lui permet d’être reconnu par ses pairs et d’être ainsi perçu comme un référent.
Pour protéger sa propriété intellectuelle tout est restant accord avec les principes de l’open source il est possible de recourir au Creative Commons, sorte de Copyright du libre.

source : http://creativecommons.org/

Il existe plusieurs type de Creative Commons en fonction du degré d’ouverture que l’on souhaite apposé à sa production.

En augmentant le partage de connaissances l’open source permet de lever le voile sur la conception d’un programme ou bien d’un objet, facilitant ainsi une meilleure comprehension et appropriation des choses qui nous entours et font notre quotidien.
L’open source c’est donc avant tout donner la possibilité de comprendre.

L’idée avec open source energy est d’aborder la problématique des énergies propres sous l’angle du libre afin d’avancer, de corriger et de partager toujours plus et plus vite grâce à l’intelligence collective.

C’est pourquoi durant ces prochains mois seront mise en ligne de manière régulière les avancées du projet afin que chacun puisse en profiter et donner son avis.

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