l’AMEP – l’énergie, directement du producteur au consommateur

L’AMEP, pour une production d’énergie sportive et citoyenne.

Aujourd’hui l’absence de lien direct entre production et consommation a provoqué une perte de sens dans notre rapport à l’énergie.

L’idée de l’AMEP est de produire de l’électricité à partir de nos activités sportives quotidiennes afin de créer ce lien et de nous sensibiliser à notre capacité à se réapproprier la question de l’énergie.

Le sport individuel ou collectif devient ainsi la source d’un bien commun : une énergie citoyenne, renouvelable et locale.

Pour créer ce mouvement, l’AMEP met à disposition un plate-forme collaborative qui permet de partager facilement les informations nécessaires à la construction de matériels électro-sportif.

Rien ne se perd tout se transforme !

L’énergie n’est jamais crée ex-nihilo, c’est une suite de transformations successives.
Par la technique, l’humanité a su progressivement plus ou moins maîtriser ces transformations d’énergie potentielle pour l’utiliser à ses fins.

Néanmoins en recourant massivement à des sources d’énergies à haut rendement calorifique (les énergies fossiles qui sont de l’énergie sédimentée depuis des millions d’année : le charbon n’est autre que du résidu carboné d’origine animal et végétal par exemple) nous avons totalement perturber le cycle énergétique de la planète.

L’idée avec L’AMEP est de nous réinscrire dans ce cycle de manière directe et physique afin d’élever notre prise de conscience sur notre rapport à l’énergie.

• Le partage comme monnaie d’échange

L’AMEP ça parle d’énergie mais aussi d’open-source. Le schémas horizontal et participatif de l’open-source permet à chacun d’y prendre part que ce soit en produisant de l’énergie sur son vélo AMEP, ou en participant à des ateliers pour construire de nouveaux équipements électro-sportif.

• Et maintenant ?

L’idée est de passer du stade de la bonne intention à celui d’un projet bien concret.
Comment ? En réfléchissant collectivement à la création de ce matériel électro-sportif.
Pour cela il est nécessaire de réunir des compétences de tout bord : mécanique, électricité, éco-conception, électronique, pour réussir à mettre sur pied des prototypes fonctionnels rapidement.

Mais aussi informatiques afin de monter un wiki pour partager plans et documentations sur différents systèmes de production d’énergie.

Le but étant à terme de monter une sorte de coopérative chargée de fabriquer et de commercialiser du matériel électro-sportif open-source.

Une première version de vélo d’appartement / dynamo est en cours de réalisation à l’ENSCI – Les Ateliers.

Envie de filer un coup de main ou simplement de discuter du projet ?

N’hésitez pas à nous contacter :

>>> opensourceenergy@mailoo.org <<<

Licence Creative Commons
Association pour le Maintien d’une Energie de Proximité de Christopher Santerre, Charlotte Colt, Margaux Caron est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage à l’Identique 3.0 non transposé.

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Retour sur la table ronde du 15 mars

Ce jeudi une première table ronde se tenait à l’Ensci – Les Ateliers pour discuter du projet Open Source Energy. Cette rencontre à été l’occasion d’établir une feuille de route du projet pour les semaines à venir.

Il s’agissait dans un premier temps de clarifier l’échelle du projet, le besoin auquel on souhaite répondre, le contexte dans lequel on s’inscrit, à qui on s’adresse, etc.

Ce cahier des charges est une base de travail qui va permettre de donner un cadre au projet.

LE BESOIN : recharger un téléphone nous a semblé être un bon défi pour commencer, démonstratif et utile.

L’OBJECTIF : d’ici fin juin l’idée est de viser la réalisation d’un prototype fonctionnel
aussi modeste soit il permettant donc de recharger un téléphone de façon autonome.

• L’OBJET : il devra être relativement compact pour être utilisable facilement en milieu urbain et surtout reproductible facilement et localement.

L’idée étant de réussi à faire « la bicyclette » de la production d’énergie.
Modeste en terme de performance, mais bon marché, fiable et
dont on peut appréhender le fonctionnement dans son ensemble.

LE PUBLIC : amateurs éclairés avec une certaine curiosité pour le Faire mais pas nécessairement d’importantes connaissances et capacités techniques.

LA DIFFUSION : celle-ci pourra se faire via des ateliers pédagogiques autour de l’énergie propre, notamment comme support d’apprentissage dans les écoles par exemple.
L’enjeu étant la création d’un outil, de conception libre, permettant de favoriser:

la démocratisation de la production et des connaissances sur l’énergie propre.
l’émancipation des individus en encourageant et en facilitant progressivement leur autonomisation énergétique.
la responsabilisation individuelle face à notre consommation d’énergie en passant de consommateur passif à utilisateur actif et conscient.
 
Et maintenant ?
 
Voici les prochaines étapes :

1/ Énumérer les pistes de production d’énergie (technologie et typologie d’objet envisageable)

– Eolienne de balcon
– Générateur de biogaz domestique
– Vélo d’appartement à dynamo
– Micro turbine hydrolique
– …

2/ Quelles solutions pour le stockage

– Air comprimée
– Batterie de voiture
– Hydrogène
– …

 
Voilà pour cette table ronde du jeudi 15 mars. La prochaine aura certainement lieu le 12 avril, un doodle sera alors mis en place pour que les personnes intéressées puissent confirmer leur présence.

D’ici là, tout les avis, retours, conseils, liens sont évidemment les bienvenus donc surtout n’hésitez pas !
Et n’hésitez pas non plus à en parler aux parents, amis, amis d’amis surtout si ces derniers ont des compétences techniques dans le domaine de l’énergie !

opensourceenergy [at] mailoo.org

Auto-construire son éolienne (suite)

Petit retour sur la semaine dernière passée dans l’Ariège près d’Artigat pour un stage d’auto-construction en éolienne organisé par l’association Tripalium.

L’objectif de cette semaine à la Ferme de Tournemire était donc de construire une éolienne de type Piggott de près de 4m de diamètre pour une hauteur de 18m.
Cette dernière doit produire jusqu’à 1,7Kw soit plus de la moitié des besoins de la ferme.

réalisation vidéo : Arthur Hoffner

Afin de réussir ce défi les membres de l’association: Jay, Francis et Philippe, ont organisé la semaine autour de 3 ateliers.

• Taille des pâles en bois massif. Le choix du bois s’est porté sur du cèdre rouge pour sa résistance à l’eau et sa légèreté.

• Réalisation de l’alternateur qui comprend: la fabrication des bobines de cuivre pour le stator (partie statique), la disposition en Nord/Sud des aimants pour la fabrication des rotors (parties rotatives), ces 3 parties étant réalisées en résine polyester et fibre de verre.

Le courant généré par les bobine est un courant triphasé qui est ensuite « mise à plat » par un pont de diode puis transformé en courant alternatif classique via un panneau électrique dédié.

credit photo : Jay Hudnall
Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’installation électrique ici, n’étant pas très à l’aise moi-même avec ces notions. Si vous avez envie d’en savoir plus je vous encourage donc vivement à commander le livret édité par l’association Tripalium qui explique l’ensemble des montages de manière très claire.

Site de l’association Tripalium : www.tripalium.org

• Enfin l’atelier métal pour la réalisation de la nacelle et le mât.

L’organisation se limitait un peu près à cela ainsi qu’au planning fixé par Jay que l’on essayait de suivre quotidiennement avec plus ou moins de succès.

Ensuite chacun vaquait à ses occupations en fonction des ses aptitudes, de ses intérêts et des besoins du moment. Le résultat est qu’à la fin des 5 jours tout le monde avait fait un peu de tout, raboter un pâle, enrouler une bobine, souder, meuler, etc.

credit photo : Jay Hudnall

Cette absence de rôles de dédié et de hiérarchie s’est avérer au final assez efficace puisque le vendredi soir l’éolienne était quasiment terminée, il ne restait plus qu’a finir d’équilibrer les pales, d’assembler et de dresser le tout.

credit photo : Jay Hudnall