Les premières pièces sortent de la fraiseuse et les essais continuent !

Vous avez été nombreux à répondre à notre appel au travers de notre campagne sur KissKissBankBank. Suite à vos contributions, nous avons démarré les premiers essais de fraisage des pièces des modules de l’ENERCAN.

Grâce à la Forge des Possibles, le Fablab de la Roche-sur-Yon, nous avons pu bénéficier d’une fraiseuse 4 axes pour réaliser les premières pièces afin de les valider.

Notre choix c’est porté sur du contreplaqué et du médium pour leur prix abordable afin de finaliser la conception à moindre coût.

Bientôt l’assemblage lorsque toutes les pièces auront pu-êtres réunies grâce à vos contributions.

Si le projet vous plait, il est encore temps pour donner un coup de pouce : Par ici !

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Le prototype : c’est parti pour les premiers essais de construction !

C’est parti, après des mois de conception, après avoir peaufiné tous les détails, nous avons débuté les tests pour la construction du prototype.

Nous avons commencé par le processus de fabrication des bobines de cuivre qui formeront le cœur du générateur. A partir des techniques des autoconstructeurs d’éoliennes, nous avons élaboré un outil et un processus adapté à taille des bobines (80 tours de fils de cuivre de 1,2mm de diamètre) et réalisé quelques essais.

La partie électronique sera construite après quelques prises de mesures sur le générateur assemblé.

L’équipe d’Open Source Energy

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Open Source Energy à la Quinzaine de la fabrique de Chemillé.

Dans le cadre de la Quinzaine de la Fabrique organisée au centre social de Chemillé (Maine et Loire) du 17 au 27 avril, nous avons présenté le projet au cours de la soirée du fablab. Dans un univers éclectique, du paillage de chaise à la réplication d’imprimantes  3D, de nombreux curieux de tous âges ont montré leur intérêt face à l’Enercan et à ses prolongements. La rencontre avec un membre de Tripalium, association d’auto-construction d’éoliennes, a été très bénéfique au projet.

Encore une belle vitrine pour le projet et une expérience très enrichissante dans ce fablab en devenir où le high-tech cohabite parfaitement avec des savoir-faire plus anciens. Espérons que cette première mouture temporaire du fablab donne naissance à un lieu permanent !

L’équipe d’Open Source Energy

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Auto-construire son éolienne (suite)

Petit retour sur la semaine dernière passée dans l’Ariège près d’Artigat pour un stage d’auto-construction en éolienne organisé par l’association Tripalium.

L’objectif de cette semaine à la Ferme de Tournemire était donc de construire une éolienne de type Piggott de près de 4m de diamètre pour une hauteur de 18m.
Cette dernière doit produire jusqu’à 1,7Kw soit plus de la moitié des besoins de la ferme.

réalisation vidéo : Arthur Hoffner

Afin de réussir ce défi les membres de l’association: Jay, Francis et Philippe, ont organisé la semaine autour de 3 ateliers.

• Taille des pâles en bois massif. Le choix du bois s’est porté sur du cèdre rouge pour sa résistance à l’eau et sa légèreté.

• Réalisation de l’alternateur qui comprend: la fabrication des bobines de cuivre pour le stator (partie statique), la disposition en Nord/Sud des aimants pour la fabrication des rotors (parties rotatives), ces 3 parties étant réalisées en résine polyester et fibre de verre.

Le courant généré par les bobine est un courant triphasé qui est ensuite « mise à plat » par un pont de diode puis transformé en courant alternatif classique via un panneau électrique dédié.

credit photo : Jay Hudnall
Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’installation électrique ici, n’étant pas très à l’aise moi-même avec ces notions. Si vous avez envie d’en savoir plus je vous encourage donc vivement à commander le livret édité par l’association Tripalium qui explique l’ensemble des montages de manière très claire.

Site de l’association Tripalium : www.tripalium.org

• Enfin l’atelier métal pour la réalisation de la nacelle et le mât.

L’organisation se limitait un peu près à cela ainsi qu’au planning fixé par Jay que l’on essayait de suivre quotidiennement avec plus ou moins de succès.

Ensuite chacun vaquait à ses occupations en fonction des ses aptitudes, de ses intérêts et des besoins du moment. Le résultat est qu’à la fin des 5 jours tout le monde avait fait un peu de tout, raboter un pâle, enrouler une bobine, souder, meuler, etc.

credit photo : Jay Hudnall

Cette absence de rôles de dédié et de hiérarchie s’est avérer au final assez efficace puisque le vendredi soir l’éolienne était quasiment terminée, il ne restait plus qu’a finir d’équilibrer les pales, d’assembler et de dresser le tout.

credit photo : Jay Hudnall

Auto-construire son éolienne

La semaine prochaine je m’en irai pour la ville d’Artigat dans l’Ariège (09) afin de participer pendant 5 jours à la construction d’une éolienne de 3,60 m de diamètre afin de fournir la ferme du Tournemire en électricité.

Le stage se déroulera au sein de la ferme du Tournemire à environ 3km d’Artigat.

Ce stage d’auto-construction d’éolienne est organisé par l’association Tripalium.
À l’origine il s’agit de l’histoire d’un homme, Hugh Piggott, écossais vivant sur l’île de Scoraig qui est isolée de tout réseau électrique.
Ce dernier à alors décidé il y a plusieurs années de développer son propre modèle d’éolienne.

Source : http://www.tripalium.org/index.cfm?birdname=hugh

Après 7 tentatives, il réussit à mettre au point un modèle fonctionnel pouvant alimenter sa maison en électricité. C’est ensuite qu’il fonde l’association Tripalium afin de partager et proposer ses compétences sous forme de stage d’une semaine pour construire des éoliennes un peu partout dans le monde (France, Belgique, Nicaragua…)

http://www.tripalium.org/

En parallèle de ses formations il met en vente une documentation très détaillée et régulièrement mise à jour afin d’être en mesure de fabriquer sa propre éolienne.

Dans le cadre d’Open Source Energy cette expérience est intéressante à plus d’un titre. Premièrement il s’agit de s’initier à l’autonomie énergétique in situ de manière concrète et pratique par le biais de la co-production, autant de points clés qui sont au cœur de la démarche mise en place avec le projet OSE.
Mais aussi d’aborder le b-a-ba de cette énergie (étant moi-même totalement néophyte en éolien et électricité) : comment on transforme le mouvement en courant, quels en sont les principales contraintes, besoins en matériaux, coûts, etc.
C’est aussi l’occasion d’en savoir plus sur le modèle économique de l’association, dépend elle en grande partie de subvention(s) ou la vente de documentation et les contributions des stagiaires permet elle de couvrir entièrement les frais ?
Enfin selon moi la co-production présente sur le papier de nombreux avantages : la fabrication devient prétexte à apprendre et surtout de comprendre, elle met en avant des valeurs de partage et de solidarité, elle permet de diminuer les coûts, et donne une toute autre perception un fois l’objet terminé par le fait de s’être investit personnellement dans sa fabrication.
Rendez-vous donc dans quelques jours pour le retour de cette aventure qu’il me tarde de commencer !