Open Source Energy : la campagne de collecte continue !

En moins de trois jours, vous avez  largement répondu présent à notre appel sur KissKissBankBank : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/open-source-energy-aidez-nous-a-construire-le-generateur-enercan-v2

Grâce à vous, nous avons dès maintenant de quoi produire un premier exemplaire de l’Enercan (prototype).

Nous remercions chaleureusement tous les contributeurs qui nous ont permis d’atteindre ce premier objectif et ainsi de concrétiser le travail  de conception.

La collecte n’est pas finie ! Il vous reste encore 15 jours pour apporter votre soutien à un projet d’avenir.

Votre engouement nous montre à quel point le projet vous plait et vous semble pertinent pour nous permettre de changer notre rapport à l’énergie.

Vous nous avez permis de nous lancer,  aidez-nous dès aujourd’hui à aller plus loin.

Avec quelques contributions en plus, nous pourrons construire, dans un premier temps, non pas un seul mais plusieurs exemplaires de l’Enercan et ainsi aider à faire connaitre le système à et a le développer.

Les modules de base montrent pleinement leurs capacités s’ils sont connectés à l’environnement qui les entoure. Selon vos contributions, nous serons en mesure de construire des solutions simples et efficaces pour capter (éolienne/musculaire) ou restituer (éclairage basse consommation/chargeur) l’énergie transformée en formant une première chaine de modules directement utilisable sur le terrain.

Si vous croyez au projet, alors anticipez sur l‘avenir :  CONTRIBUER et PARTAGEZ !

L’équipe d’Open Source Energy

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Ecolibri : un pas vers une 2e vie de l’énergie.

Durant le workshop des Ateliers du Quartier de la Création à Nantes (voir article précédent), une équipe de sept étudiants de L’École de design Nantes Atlantique ont travaillé autour du projet Open Source Energy.

Ce workshop, organisé aux halles Alstom, en partenariat avec l’association PING et son Fablab, a rassemblé plusieurs dizaines d’étudiants de diverses écoles (beaux-arts, design, architecture…) autour de thèmes de développement d’espaces et de lieux de vie futurs (logement étudiant, compteur ERDF intelligent, couloir urbain, muséographie au musée d’histoire naturelle de Nantes, coworking…)

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En prenant comme base les modules ENERCAN en cours de conception, l’équipe « Energie et économie » a mené un travail de réflexion sur l’intégration et les usages de ces modules dans l’habitat.

A partir du postulat qu’une maison individuelle (100 m2, famille de quatre personnes) pouvait fournir une quantité d’énergie significative, l’équipe a exploré l’ensemble des sources potentielles d’énergies, à la fois primaires (issues directement de la valorisation d’un élément environnemental) ou secondaires (en marge d’une activité existante).

L’objectif est de permettre de transformer une certaine quantité d’énergie pour des usages définis en la rendant facile et plus accessible tout en rendant bénéfique des pertes d’énergies omniprésentes et en valorisant des sources oubliées. Il ne s’agit pas de créer de l’énergie en surplus, alimentant un gâchis énergétique déjà existant mais de produire une électricité locale sur une petite infrastructure secondaire (à tension réduite) pour alléger l’impact global de notre consommation en y intégrant un certain pourcentage de sources renouvelables hyper-locales.

 Une longue liste a ainsi été rédigée et a donné naissance à une classification spécifique des énergies disponibles. Deux catégories ont été établies :

–          D’une part, la récupération d’une énergie passive via les activités liées à la personne (sans effort supplémentaire nécessaire) et via le matériel (énergie perdue).

–          D’autre part la récupération active d’une énergie potentielle non exploitée (issue de l’environnement proche).

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A partir de cette classification, sont nées des pistes innovantes de récupération de ces énergies. En ne perdant pas de vue la faisabilité des systèmes, plusieurs solutions ont été avancées et sélectionnées :

–           Valorisation d’eau de pluie stockée en hauteur : récupération multiple de l’énergie mécanique par une turbine sur toute la hauteur d’un batiment.

–          Transformation des mouvements des humains lors des phases de sommeil ou d’activités récréatives : transformation des mouvements en énergie électrique grâce à de multiples composants piézo-électriques.

–          Récupération des pertes calorifiques (chaleur) des appareils électroniques : utilisation de supports équipés d’éléments thermoélectriques (éléments Peltier).

De cette étude est ressorti le besoin de rendre visible cette énergie abondante qui nous entoure. La multiplication des sources d’approvisionnement ne permet pas de rendre compte clairement de la production d’énergie.

Les étudiants se sont alors intéressés aux moyens de rendre visible de cette manne énergétique. Un schéma de principe a alors été établi en définissant les échanges entre les modules :

Production d’énergie décentralisée pour une utilisation locale

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Centralisation des données pour une visualisation optimale.

Leurs efforts ont alors été concentrés sur un outil de représentation de cette énergie et des gains associés à la valorisation des pertes. Le cadre de recherche a évolué de l’habitat individuel vers l’habitat collectif afin d’optimiser les installations par des économies d’échelle. La production d’électricité, auparavant centrée sur l’espace privé, a été transférée dans les parties communes (escaliers, portes, ascenseur, toit…). L’énergie transformée est alors utilisée pour l’éclairage de ces dernières. Ainsi, les fruits de l’action d’une communauté reviennent directement à la communauté en créant du bien commun sous la forme d’une réduction globale et égalitaire des charges de copropriété en fonction de la quantité produite.

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Dans ce cadre, la représentation de l’énergie est nécessaire pour permettre l’adhésion de la communauté à la démarche et entretenir leur motivation par un retour concret sur les efforts réalisés.

L’équipe a alors conçu deux objets permettant de représenter ces gains énergétiques à plusieurs niveaux de détails. Un débat animé a abouti à la nécessité d’inclure de l’empathie à l’objet créé pour permettre une meilleure acceptation du système.

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Ils ont alors dessiné un arbre dynamique qui par un remplissage par incrémentation montre les gains d’énergie réalisés sur un mois. Une animation actualisée, présentée près ou dans un lieu d’attente (ascenseur), donnera une vision détaillée des résultats obtenus. Les économies réalisées par rapport à une consommation théorique ne faisant appel qu’au courant du secteur (220V) seront ainsi rendues visibles.

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Leur projet, baptisé ECOLIBRI à partir de la légende du colibri dans laquelle chaque goutte compte, est dans le principe parfaitement envisageable dans un parc immobilier conséquent. L’étude menée n’avait pas pour but de fournir un produit fini parfaitement intégré dans un environnement économique et juridique donné mais de montrer une voie nouvelle dans la transition énergétique.

C’est chose faite grâce au concours de ces futurs designers. Cette piste ouvre bien des perspectives pour le projet Open Source Energy. La confrontation des cultures propres à chacun a nécessité une véritable ouverture d’esprit et un réel challenge pour l’équipe d’Open Source Energy notamment dans l’établissement d’une vision partagée commune. La chasse aux « allants-de-soit » a ainsi été au cœur des échanges pour que chaque membre de l’équipe travaille dans le même repère.

L’ensemble des travaux réalisés ont été présentés lors d’une conférence le vendredi. Chaque groupe disposait d’un temps maximum de cinq minutes pour retranscrire des jours de travail mais le résultat était là.

Téléchargez la présentation (version PDF): Presentation Ecolibri

Un grand merci et bravo à Bérénice Mensier, Jeremy Heno, Maxime Coude, Thibault Rouganne, Aurélien Trichereau, Arthur Ripoche et Sylvain Toldo pour leur travail et leur implication.

L’équipe d’Open Source Energy

L’humanité et son rapport à l’énergie

Pour ce second post, l’idée est de faire un rapide constat de l’évolution des sources d’énergies dans l’activité humaine depuis la domestication du feu jusqu’aux sources d’énergies actuelles.

BRÈVE MISE EN PERSPECTIVE HISTORIQUE

L’être humain a très vite ressenti le besoin de générer de l’énergie supplémentaire au quelques calories qu’il génère quotidiennement lui-même.

Mais d’abord qu’appelle-t-on énergie ?

L’énergie, ressource pour les économistes, mesure pour les physiciens, est la capacité  à fournir un travail (force mécanique) ou à modifier un état (ébullition, solidification…).  Dans le système d’unités internationales, elle s’exprime en joules.

L’énergie a de remarquable qu’elle ne se perd jamais. Elle n’entre en jeu que dans des transferts d’un objet à un autre, d’un système à un autre. Lorsque lors d’une transformation l’énergie de départ n’est pas la même que celle mesurée à la sortie, il y a eu des pertes mais pas destruction. Ainsi une ampoule produit de la lumière mais une partie de l’énergie est transférée sous forme de chaleur à l’air qui l’entoure. C’est à travers les conversions d’une énergie en une autre que celle-ci devient visible à notre œil.

Les transferts d’énergie se déroulent plus ou moins vite. Ce qui varie est la quantité d’énergie transférée dans un temps donné. Cette notion est appelée puissance et est exprimée en joule par seconde, c’est-à-dire en Watt.Ainsi, une ampoule électrique de 50W est le siège d’un transfert d’énergie de 50 joules par seconde.

Pour se chauffer, pour cuisiner, pour cultiver, nous avons rapidement su mettre en place des stratégies afin de maîtriser et tirer bénéfice de sources d’énergie provenant de notre environnement direct. La force musculaire n’a pour autant pas été laissée de coté. Première source d’énergie pour l’Homme, il a su apprendre à contrôler celle des autres animaux pour entrainer, déplacer et se mouvoir.

Le feu

Source : Collection G. LEVY

Source : Collection G. LEVY

Le vent.

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

L’eau.

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

Source : Wikipédia. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Erlangen_Bruck_Regnitz_004.JPG)

Source : Conservatoire numérique des Arts et Métiers (http://cnum.cnam.fr)

La force animale

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

Source : Joconde, le portail des collections des musées de France (http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm)

Source: Library of Congress (http://catalog.loc.gov)

Sans oublier l’énergie humaine avec l’augmentation de sa propre énergie ou encore la subordination d’autres humains avec le recours à l’esclavage…

Source: Cyclo Club – Varangeville (http://cycloclub-varangeville.fr)

Source: Library of Congress (http://catalog.loc.gov)

La révolution des énergies fossiles: Un cadeau empoisonné

Avec la première révolution industrielle au XIXe siècle, les hommes développent à grande échelle de nouvelles sources d’énergie, qualifiées de fossiles car étant le produit d’un long processus (plusieurs millions d’années) de la décomposition d’éléments d’origine organique (animal, végétal…). La houille (charbon de terre) supplante alors le charbon de bois, les dérivés du pétrole entrent peu à peu dans la vie quotidienne.

 Le 27 août 1859, l’Américain Edwin L. Drake extrait pour la première fois du pétrole par forage, à une profondeur d’une vingtaine de mètres, à Titusville, en Pennsylvanie.

Source: Encyclopédie Universalis (http://www.universalis.fr/encyclopedie/premier-puits-de-petrole/)

Ces ressources abondantes voire infinies, tel qu’on le pensait dans les premiers temps, ont la particularité d’avoir un rendement calorifique colossal et inégalé jusque là.

Ces découvertes qui se sont rapidement suivies de celle de l’électricité nous ont permis de décupler de manière considérable notre capacité à produire.

Ce nouveau régime énergétique basé principalement sur des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon, nucléaire…) est à la fois le plus court à l’échelle de l’humanité et en même temps celui qui représente la quantité d’énergie produite la plus importante.

Les conséquences de cet emballement que l’ont connaît tous dictent aujourd’hui notre quotidien.

1973, 1979 et 2008 – Les chocs pétroliers dus à une volonté accrue de contrôle de la part des pays  producteurs et de la raréfaction des ressources ont changé la donne énergétique qui a été la norme pendant soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. – Ces évènements ont révélé l’importance de notre dépendance vis-à-vis de ces énergies et ont engendré de nouveaux conflits impliquant la fin de l’énergie bon marché. Alors que le PEAK OIL, c’est-à-dire le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables, semble avoir été atteint, nous sommes entrés de plein pieds dans une crise énergétique et environnementale qu’il n’est plus possible de nier.

Les trois catastrophes nucléaires majeures (Three Mile Island – Tchernobyl – Fukushima) ajoutent à cela des exemples concrets des risques technologiques liés à la production d’énergie telle qu’elle est pensée aujourd’hui sur la planète.

ET MAINTENANT ?

En ce début de XXIe siècle l’humanité se voit de nouveau obligée de revoir son modèle énergétique.

Non plus par OPPORTUNITÉ comme lors de la découverte des énergies fossiles mais par CONTRAINTE après voir pris conscience du caractère limité et fragile de son environnement.

Nous nous tournons donc de nouveau vers des énergies locales et véritablement abondantes que l’on utilisait auparavant pour certaines d’entre elles et que l’on apprend à exploiter pour d’autre.

Le vent.

Source : Wikipédia (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Windmills_D1-D4_%28Thornton_Bank%29.jpg)

Le feu et la biomasse

Source : Stuv  (http://www.stuv.com)

L’eau

Le soleil

La géothermie

Source : Cachan Info (http://www.cachan.info/Articles/Environnement-et-vie/Le-departement-plebiscite-la-geothermie.html)

Le biogaz

Source : http://www.habiter-autrement.org

L’animal et la force musculaire: un retour progressif

Source : Blog Hippotese, Le cheval de travail (http://hippotese.free.fr)

L’homme alors dépassé par les quantités d’énergie disponible a-t-il de nouveau une place dans le système énergétique. Ses performances peuvent-elles êtres améliorées par la technique et ainsi devenir compétitif ?

Source : Vélo Couché France (http://www.velocouchefrance.com/)

L’objectif d’OPEN SOURCE ENERGY est de penser et d’agir à l’aube de cette période post-fossile qui s’offre à nous.

L’ère du fossile bien qu’ayant des conséquences négatives irréversibles sur l’ensemble de l’écosystème (…) ne représente jamais qu’un courte période à l’échelle de l’histoire de l’humanité.

Il est donc nécessaire d’envisager de nouveaux modèles pour les prochaines décennies tout en agissant dès maintenant pour proposer des solutions concrètes et accessibles pour le plus grand nombre afin que notre relation à l’énergie soit de nouveau synonyme d’émancipation, d’indépendance et d’amélioration de nos conditions de vie sans remettre en questions celle de nos descendants.

Source : Carte des moyens de captation et transformation des énergies (Christophe André – Laboratoire Entropie – Septembre 2010)