Un grand merci aux contributeurs de la campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank

Suite à la campagne de crowdfunding que nous avons lancé sur KissKissBankBank en juin-juillet 2013, ils ont été nombreux à répondre à notre appel. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui nous apporté leur obole pour que les prototypes voient le jour.

Retrouvez les sur notre page des contributeurs !

L’équipe d’Open Source Energy

Ecolibri : un pas vers une 2e vie de l’énergie.

Durant le workshop des Ateliers du Quartier de la Création à Nantes (voir article précédent), une équipe de sept étudiants de L’École de design Nantes Atlantique ont travaillé autour du projet Open Source Energy.

Ce workshop, organisé aux halles Alstom, en partenariat avec l’association PING et son Fablab, a rassemblé plusieurs dizaines d’étudiants de diverses écoles (beaux-arts, design, architecture…) autour de thèmes de développement d’espaces et de lieux de vie futurs (logement étudiant, compteur ERDF intelligent, couloir urbain, muséographie au musée d’histoire naturelle de Nantes, coworking…)

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En prenant comme base les modules ENERCAN en cours de conception, l’équipe « Energie et économie » a mené un travail de réflexion sur l’intégration et les usages de ces modules dans l’habitat.

A partir du postulat qu’une maison individuelle (100 m2, famille de quatre personnes) pouvait fournir une quantité d’énergie significative, l’équipe a exploré l’ensemble des sources potentielles d’énergies, à la fois primaires (issues directement de la valorisation d’un élément environnemental) ou secondaires (en marge d’une activité existante).

L’objectif est de permettre de transformer une certaine quantité d’énergie pour des usages définis en la rendant facile et plus accessible tout en rendant bénéfique des pertes d’énergies omniprésentes et en valorisant des sources oubliées. Il ne s’agit pas de créer de l’énergie en surplus, alimentant un gâchis énergétique déjà existant mais de produire une électricité locale sur une petite infrastructure secondaire (à tension réduite) pour alléger l’impact global de notre consommation en y intégrant un certain pourcentage de sources renouvelables hyper-locales.

 Une longue liste a ainsi été rédigée et a donné naissance à une classification spécifique des énergies disponibles. Deux catégories ont été établies :

–          D’une part, la récupération d’une énergie passive via les activités liées à la personne (sans effort supplémentaire nécessaire) et via le matériel (énergie perdue).

–          D’autre part la récupération active d’une énergie potentielle non exploitée (issue de l’environnement proche).

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A partir de cette classification, sont nées des pistes innovantes de récupération de ces énergies. En ne perdant pas de vue la faisabilité des systèmes, plusieurs solutions ont été avancées et sélectionnées :

–           Valorisation d’eau de pluie stockée en hauteur : récupération multiple de l’énergie mécanique par une turbine sur toute la hauteur d’un batiment.

–          Transformation des mouvements des humains lors des phases de sommeil ou d’activités récréatives : transformation des mouvements en énergie électrique grâce à de multiples composants piézo-électriques.

–          Récupération des pertes calorifiques (chaleur) des appareils électroniques : utilisation de supports équipés d’éléments thermoélectriques (éléments Peltier).

De cette étude est ressorti le besoin de rendre visible cette énergie abondante qui nous entoure. La multiplication des sources d’approvisionnement ne permet pas de rendre compte clairement de la production d’énergie.

Les étudiants se sont alors intéressés aux moyens de rendre visible de cette manne énergétique. Un schéma de principe a alors été établi en définissant les échanges entre les modules :

Production d’énergie décentralisée pour une utilisation locale

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Centralisation des données pour une visualisation optimale.

Leurs efforts ont alors été concentrés sur un outil de représentation de cette énergie et des gains associés à la valorisation des pertes. Le cadre de recherche a évolué de l’habitat individuel vers l’habitat collectif afin d’optimiser les installations par des économies d’échelle. La production d’électricité, auparavant centrée sur l’espace privé, a été transférée dans les parties communes (escaliers, portes, ascenseur, toit…). L’énergie transformée est alors utilisée pour l’éclairage de ces dernières. Ainsi, les fruits de l’action d’une communauté reviennent directement à la communauté en créant du bien commun sous la forme d’une réduction globale et égalitaire des charges de copropriété en fonction de la quantité produite.

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Dans ce cadre, la représentation de l’énergie est nécessaire pour permettre l’adhésion de la communauté à la démarche et entretenir leur motivation par un retour concret sur les efforts réalisés.

L’équipe a alors conçu deux objets permettant de représenter ces gains énergétiques à plusieurs niveaux de détails. Un débat animé a abouti à la nécessité d’inclure de l’empathie à l’objet créé pour permettre une meilleure acceptation du système.

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Ils ont alors dessiné un arbre dynamique qui par un remplissage par incrémentation montre les gains d’énergie réalisés sur un mois. Une animation actualisée, présentée près ou dans un lieu d’attente (ascenseur), donnera une vision détaillée des résultats obtenus. Les économies réalisées par rapport à une consommation théorique ne faisant appel qu’au courant du secteur (220V) seront ainsi rendues visibles.

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Leur projet, baptisé ECOLIBRI à partir de la légende du colibri dans laquelle chaque goutte compte, est dans le principe parfaitement envisageable dans un parc immobilier conséquent. L’étude menée n’avait pas pour but de fournir un produit fini parfaitement intégré dans un environnement économique et juridique donné mais de montrer une voie nouvelle dans la transition énergétique.

C’est chose faite grâce au concours de ces futurs designers. Cette piste ouvre bien des perspectives pour le projet Open Source Energy. La confrontation des cultures propres à chacun a nécessité une véritable ouverture d’esprit et un réel challenge pour l’équipe d’Open Source Energy notamment dans l’établissement d’une vision partagée commune. La chasse aux « allants-de-soit » a ainsi été au cœur des échanges pour que chaque membre de l’équipe travaille dans le même repère.

L’ensemble des travaux réalisés ont été présentés lors d’une conférence le vendredi. Chaque groupe disposait d’un temps maximum de cinq minutes pour retranscrire des jours de travail mais le résultat était là.

Téléchargez la présentation (version PDF): Presentation Ecolibri

Un grand merci et bravo à Bérénice Mensier, Jeremy Heno, Maxime Coude, Thibault Rouganne, Aurélien Trichereau, Arthur Ripoche et Sylvain Toldo pour leur travail et leur implication.

L’équipe d’Open Source Energy

Open Source Energy à l’Aperocodelab de Chemillé.

Dans le cadre des rencontres Parcours Numériques, nous avons été invité le 4 avril dernier à présenter le projet lors d’un apéro au Théâtre Foirail de Chemillé avec l’Espace Numérique. Encore un bel échange pour faire grandir le projet et une preuve de plus de son intérêt et de son utilité.

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L’énergie pour tous, par tous.

Après une longue absence en ligne d’un mois et demi le projet Open Source Energy continue d’avancer pour faire de l’énergie un bien commun.

Ces dernières semaines ont été l’occasion de faire de nombreuses rencontres : associations, mairie, université, mais aussi ingénieurs, étudiants, intéressés par le projet.

Pôle de recherche sur les énergies renouvelables de l’UTC de Compiègne.

Locaux de l’Electrolab, hacker-space situé à Nanterre spécialisé dans l’électro-mécanique.

L’enjeux étant de réussir à mettre en réseaux l’ensemble de ces acteurs afin de faciliter et d’encourager le partage de connaissances sur la production locale d’énergie renouvelable.


Pendant de temps là au 48 rue Saint-Sabin

Les choses avancent doucement mais surement ! Principal objectif du moment trouver le meilleur moyen de transformer un mouvement (qu’il soit éolien, hydraulique ou musculaire) en courant électrique.

Après avoir émis l’hypothèse de fabriquer un alternateur ex-nihilo d’après les plans de l’éolienne Piggott, je me suis tourné vers un élément de récupération : le moteur de machine à laver.

Pourquoi un moteur de machine à laver ?

Premièrement, l’idée est d’éviter la production d’énergie grise supplémentaire en partant d’un élément déjà assemblé et de toute façon voué à la casse.
Les moteurs de machine à laver se trouvent relativement facilement (dans des déchetterie, casse ou encore des ressourceries comme La Petite Roquette).
Robuste (c’est rarement le moteur qui pète dans une machine à laver), disponible en quantité importante, leur coût est en plus de ça souvent modique (j’ai trouvé celui-ci sur internet pour 35eur) voir nul.

Ok, tout ça c’est bien gentil me direz-vous, mais un moteur c’est fait pour consommer de l’électricité et non pour en produire !
C’est exact sauf que tout moteur électrique peut potentiellement devenir un générateur lorsqu’on le fait tourner.

Un exemple avec une dynamo à main pour recharger des téléphones.
L’électricité est générée par petit moteur électrique (semblable à ceux que l’on trouve en modélisme) de 5,9v.

L’étape suivante à été de faire une banc de test sur le moteur de machine à laver afin de voir combien d’électricité il est capable de produire et pour quel effort.
Pour réaliser ce test j’ai relier le moteur à un vélo par une courroie afin d’assurer un effet multiplicateur suffisamment important.

Au final l’énergie générée est relativement faible. Le moteur que j’utilise est de type AC,
ce qui n’est peut être pas le plus optimal pour ce type de montage.

Amateur de détournement de moteur de machine à laver c’est le moment ou jamais de faire part de votre expérience
!

Un meccano de la production d’énergie propre en ligne de mire
L’idée est de faciliter par la suite la connexion d’éléments diverses en mettant en place une logique de modules compatibles entre eux. Modules de captage, de transformation et enfin de stockage.

Retour sur la table ronde du 15 mars

Ce jeudi une première table ronde se tenait à l’Ensci – Les Ateliers pour discuter du projet Open Source Energy. Cette rencontre à été l’occasion d’établir une feuille de route du projet pour les semaines à venir.

Il s’agissait dans un premier temps de clarifier l’échelle du projet, le besoin auquel on souhaite répondre, le contexte dans lequel on s’inscrit, à qui on s’adresse, etc.

Ce cahier des charges est une base de travail qui va permettre de donner un cadre au projet.

LE BESOIN : recharger un téléphone nous a semblé être un bon défi pour commencer, démonstratif et utile.

L’OBJECTIF : d’ici fin juin l’idée est de viser la réalisation d’un prototype fonctionnel
aussi modeste soit il permettant donc de recharger un téléphone de façon autonome.

• L’OBJET : il devra être relativement compact pour être utilisable facilement en milieu urbain et surtout reproductible facilement et localement.

L’idée étant de réussi à faire « la bicyclette » de la production d’énergie.
Modeste en terme de performance, mais bon marché, fiable et
dont on peut appréhender le fonctionnement dans son ensemble.

LE PUBLIC : amateurs éclairés avec une certaine curiosité pour le Faire mais pas nécessairement d’importantes connaissances et capacités techniques.

LA DIFFUSION : celle-ci pourra se faire via des ateliers pédagogiques autour de l’énergie propre, notamment comme support d’apprentissage dans les écoles par exemple.
L’enjeu étant la création d’un outil, de conception libre, permettant de favoriser:

la démocratisation de la production et des connaissances sur l’énergie propre.
l’émancipation des individus en encourageant et en facilitant progressivement leur autonomisation énergétique.
la responsabilisation individuelle face à notre consommation d’énergie en passant de consommateur passif à utilisateur actif et conscient.
 
Et maintenant ?
 
Voici les prochaines étapes :

1/ Énumérer les pistes de production d’énergie (technologie et typologie d’objet envisageable)

– Eolienne de balcon
– Générateur de biogaz domestique
– Vélo d’appartement à dynamo
– Micro turbine hydrolique
– …

2/ Quelles solutions pour le stockage

– Air comprimée
– Batterie de voiture
– Hydrogène
– …

 
Voilà pour cette table ronde du jeudi 15 mars. La prochaine aura certainement lieu le 12 avril, un doodle sera alors mis en place pour que les personnes intéressées puissent confirmer leur présence.

D’ici là, tout les avis, retours, conseils, liens sont évidemment les bienvenus donc surtout n’hésitez pas !
Et n’hésitez pas non plus à en parler aux parents, amis, amis d’amis surtout si ces derniers ont des compétences techniques dans le domaine de l’énergie !

opensourceenergy [at] mailoo.org